Programme du 11 au 17 avril

Dimanche 10 avril : à partir de 12h00 Repas partagé de quartier

Lundi 11 avril : 18h – aménagement de l’atelier vélo

Mardi 12 avril : 18h – causerie (réunion décisionnaire du mardi)

Mercredi 13 avril : 14h à 18h – peinture et décoration du lieu avec les enfants

Vendredi 15 avril : 15h à17h (accueil dès 14h45) Cercle de paroles en mixité complète « Déconstruire le cis-tème hétéro-patriarcal – SE TRANSFORMER C’est dans nos têtes et dans nos corps que ça se passe »

Poisson sauvage d’avril

La Commun·e vous invite le 1er avril pour un poisson sauvage d’avril qui durera tout le week-end. Ça se passe au jardin de la butte aux orties, dans la venelle Henri Lamour.

Au programme, animations, gags, retour sur le carnaval avec des projections sur écran géant, discussions autour du quartier et cantine populaire !

Apportez vos jeux de société et de plein air

Programme provisoire :

Vendredi :

16h30 – Fabrication de masques / jardinage

19h – Cantine

20h – La débraille (chorale)

21h30 – Projection des photos du carnaval

23h – Fermeture

 

Samedi :

11h – Contes

12h – Repas partagé de quartier – chacun·e apporte son plat

15h – Assemblée de quartier

 

 

Dimanche :

À partir de 11h30 Brunch

Concours de mots-fléchés

Atelier vélo

Jeux

19h – fin

 

 

 

Nouvelles, commodat et carnaval

Salut les ami·es,
La Commun·e continue de s’installer au 24 avenue Jean Jaurès. Les murs sont de plus en plus colorés et nous avons repris nos activités les plus emblématiques.
Nous disposons désormais d’une magnifique cuisine entièrement aménagée sur mesure. Elle se remplit régulièrement grâce aux récup’ alimentaires que nous effectuons auprès des commerçants et marchés du coin. Nous pensons actuellement à créer une commission pour récupérer des invendus et les cuisiner ou conditionner pour celles et ceux qui galèrent à se nourrir correctement. Nous sommes à la recherche de personnes motivées, mais aussi de bocaux et de diverses denrées difficiles à récupérer (huile, condiments, sucre à confiture, bouteilles de gaz, café, etc.)
Nous avons aussi relancé le free shop, qui se remplit progressivement. Nous acceptons volontiers les dons d’objets qui ne servent plus et qui pourraient intéresser des gens : jouets, appareils électriques ou électroniques en état de marche, vêtements (propres de préférence)…
Nous sommes aussi en train de remettre en état l’infokiosque. Nous recherchons des textes et des livres pour le remplir. De nombreuses brochures sont disponibles sur le site https://infokiosques.net/ Si certaines d’entre elles vous parlent, vous pouvez les imprimer et nous les apporter.
Concernant la situation juridique, nous sommes convoqué·es à une audience le 4 février, durant laquelle le juge devrait décider des délais dans lesquels nous pouvons être expulsé·es par la police. Afin de préparer notre défense, nous avons besoin de témoignages attestant que notre présence ne dérange pas le quartier et que nous apportons au contraire de la joie, de la vie, des idées et des solidarités. Vous pouvez contribuer en remplissant un formulaire cerfa d’attestation de témoin.
Nous souhaitons cependant éviter que toute cette aventure se termine dans un tribunal. Nous avons donc envoyé une proposition à la mairie de Rezé, propriétaire des lieux, pour signer un prêt à usage. Celui-ci permettrait de régulariser notre présence dans les bâtiments en attendant le démarrage effectif des travaux de démolition. Plus d’informations là-dessus dans ce communiqué.
Enfin et surtout, nous avons commencé la préparation du carnaval. Nous tenons des ateliers les mercredi et samedi après-midi, pendant lesquels nous préparons des affiches, des costumes et des chars. Le carnaval est prévu pour le 20 mars 2020, ou plus tard si nécessaire. Une magnifique affiche est déjà disponible ici.
N’hésitez pas à passer nous rendre visite si ce n’est pas déjà fait =)
À bientôt,
La Commun·e

Quelques nouvelles du 24

Salut les petit·es potes,

Voici quelques nouvelles d’où qu’on en est dans l’aventure de la Commun·e, au 24 rue Jean Jaurès et ailleurs.

Voici quelques temps qu’on s’est installé·es dans les nouveaux bâtiments rue Jean Jau’ et les effets se font sentir. Nous avons sécurisé, retapé et nettoyé, repeint, transbahuté et réorganisé et nous sommes bientôt prêt·es à rouvrir les portes, comme nous le faisions au 53. Nouveau lieu, nouvelle ambiance, les espaces sont moins grands mais plus chaleureux. Nous sommes en train de réfléchir à mettre en place des ateliers ouverts, des espaces de discussion et de réunion, des coins pour casser la croûte ensemble, avec les habitant·es du quartier et nos ami·es venu·es de plus loin.

L’existence du lieu est plus que jamais éphémère et sa longévité dépendra de notre capacité à le faire vivre tou·tes ensemble et à faire comprendre au plus grand nombre l’importance de ce genre de trucs. Il est possible de passer n’importe quand pour donner un coup de main ou prendre des nouvelles.

Nous continuons aussi d’aménager le jardin de la Butte aux orties et ses somptueuses cabanes afin d’en faire un espace de rencontre, de jeux et de rêves pour tout le quartier.

Bisous les lapinous,

La Commun·e

 

Le teaser du documentaire de Laure vient de sortir !

La Commun·e a l’immense plaisir de vous présenter le teaser du documentaire que Laure réalise depuis plusieurs mois en filmant les bons moments partagés ensemble, comme les passages difficiles. On y apprend que la Commun·e, c’est vraiment trop top, que nos envies de jardin datent d’il y a fort longtemps et qu’on est vachement photogéniques.

N’hésitez pas à diffuser largement ! Vivement le long-métrage et merci Laure pour ce formidable travail <3

 

Témoignage de Léa

Pas facile cette mise en mouvement. Coucher sur des pixels ses impressions et ressentis m’est
vertigineux. Ce sentiment que parler de soi est tabou. J’ai peur de paraître trop et d’être jugée alors
même que je me rends compte qu’il n’y a qu’à écouter si on en a envie.
C’est ce que je me permets de faire avec la Commune. Un espace, des habitant.e.s, des voisin.e.s,
permettant l’expression de soi possible.
Accepter de prendre de la place, c’est ce que m’insuffle ce lieu.
Ça a commencé par une affiche A4 sur la vitre du bar annonçant le carnaval, puis une autre
annonçant une soirée, les murs ont commencé à se colorer, les grilles à s’ouvrir, la végétation à
apparaître, la musique à en émaner, les costumes à défiler. Des corps en mouvement. Des corps avec
des histoires. Des oreilles pour les écouter. Des regards pour les sublimer.
Jusqu’alors je ne me sentais pas faire partie d’une ville ou bien encore d’un quartier. Je ne voyais pas
d’intérêt à cela et trouvais cela même dangereux de s’approprier un territoire. Mais je crois que je
me trompais tout simplement de mot. La propriété marquée au fer rouge dans ma tête comme seule
et unique mode de vie…
Avec la Commune, j’ai commencé à me dire que c’était agréable qu’existe un squat en plein centre
de Rezé, puis à me dire, comme il n’était pas qu’un logement, que je pouvais profiter de des espaces
et des spectacles. Un jour je me suis surprise à me dire j’habite ici, à Rezé, dans ce quartier, je le sens
et cela me procure de la joie.
Faire partie d’un territoire, vivre ici, c’est ce qui résonne à chaque fois que je passe à la Commune et
que j’ai appris à travers elle.
A l’heure où les journées sont réglées depuis notre enfance comme du papier à musique, les
voitures, les avions et le blob béton ne cessent de croître mais où de la « démocratie » participative
et les consultations citoyennes sont à l’honneur dans tous les programmes politiques pour être au
plus proche de SES citoyens et de leurs besoins, je ris.
Je ris rouge mais je ris. Et puis je pense à la Commune. Que ferait-elle face à ces incohérences?
Elle se mettrait en mouvement. Et maintenant j’en fais partie.
Léa

Rencontre entre les intercollectifs du quartier Pont-Rousseau et la mairie de Rezé – Le 23/10/2020

La veille de cette rencontre sollicitée avec le maire de Rezé Citoyenne, Hervé Neau, nous nous sommes retrouvé-e-s  à 18h30 devant le 53 rue de la Commune de Rezé pour une assemblée communale de réflexion collective.
Cette assemblée nous a réjouit tous et toutes tellement elle a été surprenante, enthousiasmante, attentionnée et en tendresse humaine. Que de belles prises de paroles, entre politique et poétique … Nous avons entendu se raconter des histoires de vie dans le quartier, des habitant-e-s retisser leurs liens et relations entre l’aménagement des espaces urbains et leurs histoires de vie ; une habitante parler du marché du 8 mai comme le poumon de Rezé, une autre portant son bébé sur la hanche dire être venue dans ce quartier pour vivre des rapports humains à sa mesure, à échelle de la rencontre simple et chaleureuse… Comme dans un espace temps suspendu, nous avons pu ressentir l’affection que chacun-e a tissé  et réinvente en permanence avec son quartier : la nécessité de stopper les promoteurs immobiliers qui saccagent nos humanités en séparant, isolant, bétonnant dans l’unique but de faire fructifier leurs gains ; la nécessité d’influer sur les décisions des élus vers des projets d’aménagements publics d’intérêt général.
Une assemblée portée donc avec conviction et fermeté à ne pas être  à quémander une prise de parole à ses élus, mais en volonté d’être autrice de l’aménagement à venir de ce quartier Pont-Rousseau, Lamour Les Forges.
Une assemblée voulant être au cœur de ces décisions politiques essentielles présentes et  à-venir, non pas comme des personnes à concerter, mais comme des citoyen-e-s auteurs-trices de transformations urbaines à l’échelle humaine vers des villes accueillantes avec tous et toutes.
Quel beau moment de vie de la cité vécue ensemble… en tentation de démocratie directe, créative en volonté de peser dans l’espace public toujours à réinventer.
Mag, le 25/10/2020